Pas de décôte à redouter... En théorie
Les youngtimers d’aujourd’hui sont les collectors de demain. Dans la plupart des cas, il s’agit donc de modèles qui ne décotent plus, voire qui commencent à remonter. Avec un peu de chance, votre « investissement » pourrait donc se revendre plus cher que vous ne l’avez payé dans quelques années. Mais il s’agit toujours d’un pari risqué, donc attention à ne pas laisser ce seul critère guider votre choix. D’autant que la prolifération des zones à faibles émissions (ZFE) va chasser nombre de ces modèles des grandes villes françaises. Seuls ceux qui disposent d’une carte grise collection, donc âgés d’au moins trente ans, peuvent aujourd’hui échapper au bannissement.
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Quelques conseils avant de craquer
N’oubliez pas, non plus, qu’on parle ici de voitures assez âgées, dont l’entretien n’a pas toujours été scrupuleux. Procédez donc à une inspection attentive avant d’acheter, en guettant notamment la présence de rouille, l’un des maux les plus répandus et les plus difficiles à éradiquer. Demandez aussi à faire un essai ou au moins un tour en passager, pour vérifier que tout semble tourner rond. N’hésitez surtout pas à vous rapprocher des clubs spécialisés dans la marque ou le modèle que vous convoitez. Ils pourront vous guider et vous renseigner sur la disponibilité des pièces détachées ou les bonnes adresses pour effectuer l’entretien. Enfin, si vous n’avez pas peur de mettre les mains dans le cambouis, c’est encore mieux : les youngtimers ne croulent pas encore sous l’électronique, et nombre d’opérations sont donc à la portée de bricoleurs un minimum patients et passionnés. Pour certains, cela fait même partie du charme de ces modèles, au même titre que des saveurs de conduite aujourd’hui oubliées.